« Femmes, travailleuses et pauvres. C’est ça qui nous rassemble »

L’année dernière, lors d’un voyage d’étude en Inde auquel je participais, nous avons pu échanger avec deux représentantes [1] d’un syndicat de travailleuses indépendantes, la SEWA [2]. De toutes les rencontres que nous avons faites, c’est celle qui m’a le plus impressionné. J’ai en effet découvert à cette occasion une organisation militante dont le but est d’assurer la promotion économique et sociale des plus déshéritées et qui s’en donne les moyens. A l’heure où en France, les syndicats s’interrogent sur la façon de défendre les travailleurs indépendants face à leurs donneurs d’ordre, il y a là un exemple à méditer.

Conférence SEWA 29-10-18
Mansi SHAH et Rushi LAHERI présentent la SEWA – 29 octobre 2018

Un syndicat au plus proche de ses adhérentes et de leurs besoins

Créée en 1972 dans le Gujarat [3], la SEWA est une organisation apolitique constituée exclusivement de travailleuses pauvres. Son implantation est essentiellement rurale. Lorsqu’elle intervient en milieu urbain, c’est le plus souvent dans les bidonvilles. 135 métiers différents sont exercés par ses membres, dans l’agriculture principalement mais aussi dans l’artisanat, le commerce, le colportage, le travail domestique, le ramassage des déchets …

Elle regroupe aujourd'hui 1,5 million de travailleuses réparties dans 15 Etats de l’Inde et certains pays limitrophes. Le recrutement se fait essentiellement par le bouche à oreille et les contacts directs. C’est parfois la troisième génération qui adhère au syndicat.

Des groupes autogérés sont constitués à l’échelle de chaque métier et territoire en vue d'échanger et de résoudre les problématiques communes. Ceux-ci désignent leurs représentantes dans l’organisation.

« Dans notre secteur, on a un leader pour 200 membres et tous les 10 leaders, un membre au Conseil sectoriel qui en rassemble 10 » [4]

A son sommet, le syndicat est dirigé par un Comité exécutif constitué d’une quarantaine d’élues représentantes de territoires, de métiers ou d’organisations filles [5].

Le positionnement de SEWA en faveur de l’émancipation économique des femmes pouvait être mal vécu par leurs époux dans une société indienne où la place des hommes reste dominante. Ceux-ci ne sont pas parties prenantes des décisions du syndicat, mais afin d’obtenir leur compréhension et leur soutien, ils ne sont pas pour autant écartés. Lorsqu'ils doutent du bien fondé de l’action de SEWA, ils sont invités à ses réunions afin qu’ils se forgent une opinion à son sujet.

Localement, la question des revenus peut toutefois perturber la vie des familles lorsque le niveau de salaire du père est largement inférieur à celui de sa femme car celle-ci bénéficie des débouchés valorisants apportés par la SEWA à sa production artisanale.

A sa fondation, elle a été moquée voire combattue par les tenants de l’économie formelle qui la considérait comme le « syndicat des analphabètes ». Mais son développement et son nombre d’adhérentes en fait l’un des plus représentatifs d’Inde. Elle est maintenant un interlocuteur pleinement reconnu. C’est même aujourd'hui la seule organisation de l’économie informelle qui soit représentée à l’Organisation Internationale du Travail. Dans la perspective du centième anniversaire de cette institution, elle a participé à sa Commission sur l’avenir du travail [6].

Assurer l’émancipation économique et sociale de ses adhérentes

Le but de la SEWA est de sécuriser l’emploi de ses adhérentes et développer leur autonomie afin qu’elles puissent, avec leurs familles, vivre dignement de leur activité.

« Nous cherchons à formaliser l’informel, mais nous voulons que les femmes restent, dans la chaîne de valeur, propriétaires de leur production. Nous ne voulons pas qu’elles soient employées dans des entreprises où elles seraient subordonnées, mais qu’elles développent leurs atouts en leur nom propre »

« Pour nous, une femme, c’est quelqu’un qui travaille à temps plein et en sécurité économique, qui possède une couverture santé, qui est propriétaire de son affaire et qui peut assurer tous les soins nécessaires à ses enfants. Notre but est de leur donner du pouvoir afin qu’elles ne soient pas sous la tutelle de leurs hommes. S’il faut souscrire une assurance, acheter un tracteur ou une maison, c’est en leur nom et c’est toute la famille qui en profite »

Pour cela, SEWA développe des actions multiples en faveur de ses membres telles que l’alphabétisation, dispensée par des instructeurs issus de la même communauté, ou la formation professionnelle dans les domaines de la gestion, du management, du numérique ou de l'action collective. Elle favorise l’accès aux soins et assure le développement de programmes scolaires pour les filles.

« Dans les zones rurales ou les bidonvilles urbains, les filles ont un taux de résistance accru à l’éducation, car elle est très éloignée de leur vie. Elles ne sont pas intéressées. Du coup, on a conçu des écoles qui traitent de la culture indienne, de la cuisine traditionnelle, qui assurent une formation professionnelle, une sensibilisation par rapport au corps et à l’environnement etc. Quand les professeures proviennent de la communauté, les élèves leur font confiance car elles savent relier l’éducation à leur vie »

SEWA assure également un rôle plus classique de défense syndicale de ses adhérentes :

« Toutes nos actions sont fondées sur les besoins de nos membres. C’est à partir d’eux que nous concevons nos initiatives. Ainsi à Ahmedabad [7], 700 colportrices étaient installées depuis des décennies dans un quartier de la ville. Le Gouvernement a décidé de les déplacer et leur donner un espace de vente éloigné de 6 kilomètres. Nous les avons représentées auprès du Gouvernement et nous avons pu obtenir le maintien sur place de 350 d’entre elles et trouver pour les autres des lieux similaires à ce qu’elles avaient auparavant »

Mais SEWA n’agit pas que dans le champ social ; elle intervient aussi dans le champ économique qu’elle cherche à structurer au profit de ses membres. Elle a ainsi créé au fur et à mesure du temps 210 organisations qui sont devenues des entreprises durables et profitables telles que SEWA Bank qui est la première banque en Inde détenue par des femmes, SEWA Insurance, SEWA Trade Facilitation Centre ou SEWA Ecotourim. Des coopératives fournissent dans les villages des semences à prix réduit, dispensent des conseils techniques et des informations sur les marchés. Elles travaillent toutes sur le principe du commerce équitable et servent de levier pour diminuer les coûts de production, améliorer leur qualité et valoriser les ventes de leurs adhérentes. Elles cherchent ainsi à retenir la plus grande valeur ajoutée possible au niveau de la production première. A titre d'exemples : 40 000 ramasseuses de déchets formées au recyclage du papier afin d’accroître leurs revenus ; une boutique de vente SEWA implantée au centre de New Dehli pour commercialiser les plus belles productions artisanales de ses adhérentes.

Boutique SEWA Dehli 1
Inauguration de la boutique SEWA de New Dehli…
Boutique SEWA Dehli 2
… le 30 octobre 2018

Cet accroissement des revenus peut aussi passer par la mécanisation des activités ou l’insertion dans le numérique. SEWA incite ainsi ses adhérentes à utiliser les techniques modernes de commercialisation. Elle développe pour ce faire des partenariats avec des plateformes telles qu’Amazon pour la vente des produits ou AirBnB pour permettre à leurs adhérentes de développer une activité rémunératrice complémentaire d’hébergement.

«  On a fédéré 15 000 artisanes qui travaillent dans la broderie et la couture dans le Gujarat et nous les avons aidé à enregistrer leur marque. Comme elles n’ont pas la capacité financière de la promouvoir, elles utilisent le marketing moderne et les réseaux sociaux. Elles distribuent leurs productions par l’intermédiaire de la plateforme Amazon, avec lequel SEWA a signé un accord. Pour la commercialisation, il faut des photos, du texte, gérer les inventaires, etc. Comme beaucoup sont analphabètes, on leur tient la main afin qu’elles sachent comment recevoir des commandes et comment y répondre. On a aussi travaillé avec Amazon pour qu’il fournisse des informations sur les raisons des retours de marchandise qui étaient au départ très nombreux puis lancer une campagne de sensibilisation des adhérentes. Grace à cela, ces retours sont devenus très faibles. »

SEWA inscrit également son action dans les programmes gouvernementaux chaque fois que cela lui parait utile et accompagne ses adhérentes afin qu’elles s’en emparent. C’est le cas s’agissant du programme AADHAAR [8] d’identification de chaque résident en Inde, qui est un moyen d’authentification, de transparence et donc au final de renforcement de la confiance dans les relations et les échanges.

« En 2017, nous avons mis au point une application pour l’enregistrement des adhésions. Des tablettes ont été données à 1500 leaders alors qu’elles n’avaient jamais vu de smartphone jusqu'à présent dans leur vie. Elles rencontrent avec cet outil chaque adhérente individuellement et utilisent leur numéro AADHAAR pour le renouvellement de leur adhésion. Cela évite les erreurs et fournit les données en temps réel. Cela montre aussi qu’un syndicat qui agit dans l’économie informelle peut créer de la confiance et consolider son sociétariat en utilisant les technologies numériques ».

C’est ainsi, en faisant feu de tout bois, en s’appuyant sur ses communautés locales et leurs besoins, en combinant l’action sociale et économique sans frilosité ni crainte à l’égard des techniques les plus modernes, que SEWA contribue concrètement à desserrer l’étau de précarité dans lequel les travailleuses qu’elles fédèrent se trouvent. C’est cette logique du syndicalisme de service, assumée jusqu'au bout, qui assure son développement militant. C’est ce syndicalisme que l’on retrouve figuré dans les documents de la SEWA sous forme du banian d’Inde qui s’étend et se consolide grâce aux multiples racines aériennes que sont ses coopératives filles [9].

Sewa_banian_tree
SEWA, a banian tree

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Cet article est repris d’un compte-rendu réalisé pour l’Association des auditeurs de l’Institut du Travail que j’ai signé avec Nicole Raoult et Robert Baron et qui a été publié dans la revue 3D de janvier 2019. Je l’ai repris sur le plan de la forme et complété d’informations collectées dans des documents publiés par SEWA sur son site.

 

[1] Mansi SHAH (coordinatrice salariée) et Rushi LAHERI (tisserande, membre du Comité exécutif)

[2] La SEWA (Self Employed Women’s Association) est une organisation fondée en 1972 par Ela Ramesh Bhatt, une avocate indienne, qui a reçu en 1984 le prix Right livelihood ("de justes moyens de subsistance"). Ce prix, connu en France sous le nom de prix Nobel alternatif, récompense les personnes ou organisations qui recherchent des solutions pratiques et exemplaires pour relever les défis les plus urgents de notre monde : la protection de l'environnement, les droits de l'homme, la santé, l'éducation, la paix, etc.

[3] Le Gujarat est un Etat situé au nord-ouest de l’Inde qui a une frontière commune avec le Pakistan. Le mahatma Gandhi en était originaire.

[4] Les citations entre guillemets restituent des propos tenus par Mansi Shah ou Rushi Laheri lors de la rencontre du 29 octobre 2018 à New Dehli.

[5] Rapport d’activité 2015 de SEWA

[6] OIT Programme sur l’avenir du travail 2018 Note d’information n° 4 « Autonomisation des femmes qui travaillent dans l’économie informelle »

[7] Ahmedabad est la capitale de l’Etat du Gujarat. C’est la sixième ville d’Inde. Elle compte 6 millions d’habitants.

[8] AADHAAR est un système qui vise à identifier tous les résidents en Inde. Il comprend un numéro d'identification national à 12 chiffres associé pour chaque personne à ses données biométriques (photographie des iris et du visage, empreintes digitales) et des données plus classiques (nom, sexe, date et lieu de naissance). C’est un programme gouvernemental lancé en 2010 qui couvre aujourd'hui près d’un milliard de personnes.

[9] Le banian d’Inde est un ficus qui émet des racines aériennes à partir de ses branches.  Une fois que celles-ci touchent la terre, elles s’enracinent et développent de nouvelles tiges. L’arbre se répand ainsi progressivement et peut couvrir plusieurs hectares.

 


« Construire » de Jean Benoit-Lévy - 1934

Les architectes de la Cité de la Muette à Drancy ont mis en œuvre des principes innovants de construction [1], mais aussi d’aménagements intérieurs afin « de diminuer les travaux forcés de la ménagère » [2]. C’est cette articulation du travail de construction et du travail domestique, ainsi que la spécialisation des tâches – masculines pour le premier, féminines pour le second – qui m’ont intéressées dans ce documentaire de Jean Benoit-Lévy [3].

Cité de la Muette Vue aérienne
Cité de la Muette à Drancy – Vue aérienne

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Les Néandertaliens au travail ou comment combiner l'utilité et l'esthétique

 « Si vous regardez des outils de silex de Sapiens, contemporains [de ceux de Neandertalis], une fois que vous en avez vu dix, vous allez vous ennuyer pendant des années parce que les 100 000 suivants seront tous les mêmes. Ce qui n’existe pas chez Néandertal, c’est cette standardisation. Quand vous voyez un de ses produits finis, chaque objet est magnifique et unique, une création, un univers en soi (…) C’est révélateur d’un univers mental qui ne semble pas le même, d’une autre manière de s’inscrire au monde, de penser le monde »

Ludovic Slimak, chercheur au CNRS et spécialiste des sociétés néandertaliennes [1].

Voilà une déclaration tonitruante pour qui s’intéresse au travail contemporain et à la place envahissante et déterminante qui y a prise la standardisation. Est-ce que le bon Dieu qui voulait préserver sa création, ne se serait pas trompé en en confiant les clés à un couple de Sapiens plutôt qu’à des Néandertaliens ?

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Le Futuroscope, l’île aux loisirs

L’association des auditeurs de l’INT est une association rassemblant des employeurs, des syndicalistes et des représentants de l’Etat – des directeurs du travail le plus souvent. Elle organise des visites d’entreprises et des rencontres avec leurs dirigeants et leurs représentants du personnel. Ces visites sont l’occasion d’un dialogue sur la stratégie de l’entreprise, sa situation économique et ses pratiques sociales. En février dernier, c’est dans ce cadre que nous avons été accueillis au Futuroscope par Dominique Hummel, Président du Directoire, la directrice des Ressources humaines et les élus CFDT et UNSA de l’entreprise [1]. En voici le compte-rendu.

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Le voyage en Égypte ancienne, antidote contre l’obsolescence programmée

Pendant les quelques jours passés au Caire, en mars dernier, que j’ai consacrés à admirer les œuvres que nous y a laissées l’Egypte ancienne, j’ai été à nouveau saisi, comme je l’avais été lors d’un voyage précédent à Louqsor, par le contraste entre leur désir d’éternité et notre adoration de l’éphémère. C’est sans doute là que peut le mieux s’appliquer la distinction que proposait Hannah Arendt dans Condition de l’homme moderne [1], entre d’un côté l’œuvre (faber), l’activité par laquelle nous fabriquons nos objets durables et de l’autre le travail (labor), qui est celle qui permet de nourrir le processus biologique de l’homme et ne laisse rien derrière lui. Nous ne serions ainsi que de pauvres travailleurs et les Egyptiens de l’antiquité, des ouvriers.

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Le métier du trader, entre virtualité et réel

Il est nombre de métiers contemporains dont l’image faillit à rendre compte, car trop de choses lui sont invisibles. La bande dessinée, elle, échappe à cette fatalité comme le montre Hedge Fund [1] à propos du travail du trédeur [2]. L’un de ses auteurs, Philippe Sabbah [3], est un praticien expérimenté de la finance. Elle va me servir de support à une réflexion sur cette activité emblématique du capitalisme contemporain.

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Une révolution agricole à bout de souffle

Le terme de « révolution » est de nos jours assez galvaudé et on s’y perd souvent dans leurs nombres et leurs temporalités. Un article récent par exemple annonce une septième révolution agricole, sans préciser quelles étaient les précédentes [1]. Il me semble toutefois parfaitement légitime d’utiliser cette expression pour ces 200 dernières années dans la mesure où elles ont effectivement abouti à renverser la démographie professionnelle de notre pays ainsi que je l’ai montré précédemment (« Les mutations longues du travail : le cas de l’agriculture »). Mais cela ne signifie pas pour autant que son moteur ait été le même sur toute cette période. Cela peut d’ailleurs être un sujet d’étonnement, car tout s’est passé comme si, lorsqu'une dynamique productive s’étiolait, une autre prenait le relais, comme si donc une volonté productiviste largement partagée était à l’œuvre en arrière-plan et donnait son unité à l’ensemble de la période.

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La révolution du travail agricole en trois représentations

J’ai extrait de l’article que je publierai le mois prochain, les images commentées qui illustraient chacune des trois époques de cette révolution. Elles figurent ici comme amorce d’une explication à venir.

Première époque : une révolution venue d’ailleurs (1789-1850)

Redonner à la terre ce qu’on lui a pris

Le semeur Millet
Le semeur de Jean-François Millet (1849-1850)

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Les mutations longues du travail : le cas de l’agriculture

Comme les recherches de Fernand Braudel l’ont montré, les phénomènes historiques apparaissent différemment selon qu'on les examine dans la longue durée ou à l’échelle de quelques générations. Il en est de même des mutations du travail. Mais, le travail est une notion abstraite et trop transversale pour être opératoire. Aussi, plutôt que se disperser dans l’examen de métiers sans rapport les uns avec les autres, est-il préférable de choisir une activité productive homogène sur le plan de sa finalité et regarder comment elle a évolué dans le temps. L’agriculture est un excellent candidat pour cette première étude, pour au moins deux raisons. D'une part, depuis son invention, il y a 10 000 ans, c’est l’activité qui mobilise le plus de travailleurs : si ce n’est plus le cas aujourd'hui chez nous, ça l’est encore à l’échelle de la planète. D'autre part, son but productif, nourrir les hommes, nous est vital. Nous pourrions nous passer des productions numériques qui envahissent notre quotidien, mais pas de notre alimentation.

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Le vent et le galérien

Voici un bel exemple historique dont j’ai eu connaissance à l’occasion d’un récent voyage en Crète [1], qui illustre comment la domestication d’une énergie naturelle peut démultiplier la puissance humaine, accroître la productivité du travail et améliorer ses conditions.

Des chantiers navals de Venise sont sortis à la fin du XIII° siècle un modèle de navire inconnu jusqu'alors, une galère « bâtarde ».

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