Produire sans travailler : les trésors de la terre

La galerie de minéralogie du Muséum d’histoire naturelle était fermée depuis 10 ans pour travaux. A l’occasion de sa réouverture partielle, elle expose ses plus belles pièces.

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Voici une belle occasion d’aller se convaincre, les yeux écarquillés par tant de beauté, que si l’homme seul travaille, il n’est pas le seul à produire. C’est même la terre qui s’y est mise la première.

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Hokusai ou le travail japonais avant Toyota

A la charnière du XVIII° et du XIX° siècle, le Japon avait des contacts réguliers avec l’Europe et pouvait intégrer ses innovations. Mais le pays dans lequel Hokusai exerçait alors son talent et qui inspirait son œuvre était indemne de tout productivisme. Le « fou de peinture » a croqué, de manière poétique ou coquasse selon son humeur, les activités quotidiennes des Japonais, sans distinguer si elles étaient contraintes ou libres. A les contempler d’ailleurs, on a l’impression qu’elles s’exerçaient au présent continu, qu’elles étaient vécu de l’intérieur dans toute leur épaisseur. C’est peut être dû au regard bienveillant et contemplatif qu’il portait sur les choses et les hommes, mais peut-être aussi parce que la guêpe qui rend aujourd’hui le travail inintéressant ou pénible, même au Japon, n’avait pas encore sorti son dard.

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Réfléchir sur le travail à partir d'une photographie de Sebastiao Salgado

Voici le deuxième et dernier extrait du Café socio que j'ai animé en novembre dernier, à partir de cinq illustrations du travail. Il s'agit cette fois-ci d'un développement sur ce que montre et cache du travail la photographie de Sebastiao Salgado, La Mattanza (la pêche au harpon d'un thon), qui sert de couverture à mon essai, Le travail contre nature.

Ce film dure 7'46.

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D'un usage politique du travail

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Intro

L’exposition de livres de photographies chinois[1], présentée lors des dernières rencontres d’Arles, a montré qu’au XX° siècle, en Extrême-Orient, le travail a souvent servi à justifier des actes et des régimes, impérialistes ou totalitaires. De ce riche ensemble, trois ouvrages méritent d’être particulièrement mis en exergue à la fois pour leur qualité esthétique et pour leur contribution possible à une réflexion philosophique sur le concept politique de travail.

Commençons par Mandchourie : la grande construction. C’est un livre de propagande édité en 1943 en 15 langues, pour le compte de l’armée japonaise, et distribué dans la « sphère de coprospérité de la Grande Asie Orientale ». Il fait l’éloge du développement de l’Etat Mandchoukouo, une création japonaise, et enseigne que la seule voie possible pour la renaissance chinoise réside dans la coopération avec le Japon et la Mandchourie.

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Le travail domestique, intime et clandestin


Après avoir côtoyé en France les impressionnistes, Carl Larsson (1859-1919) développa à son retour en Suède une œuvre personnelle, plaisante et pittoresque, qui lui valut rapidement une grande notoriété et le mit à l’abri du besoin. A partir de 1890, il trouva son principal motif d’inspiration dans sa vie familiale et rurale. Il la représenta dans de belles aquarelles qu’il publia ensuite dans des livres illustrés qui connurent un grand succès en Europe du Nord. Elles forment une sorte de reportage qui, en rendant public ce qui est habituellement caché, offre un matériau riche pour conduire une méditation rêveuse et instructive sur le travail domestique. Commençons par cette première galerie d’images :

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La convoitise, levier du productivisme ?

L’exposition Henri Cartier-Bresson organisée à Beaubourg (cf. L’homme et la machine, sous les yeux de l’artiste – 28/03/2014) présente trois autres photographies qui ouvrent sur la question du travail, mais indirectement cette fois-ci. Ici, le travail est achevé, c’est son résultat qui s’exhibe (une bicyclette, des chapeaux). Toutefois, ce ne sont pas ces choses qui intéressent l’artiste, mais le regard que les hommes portent sur elles :

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La dernière frontière ["Le travail contre nature"]

La conquête de la lune – enfin ce qui nous a paru un temps être tel – est un des symboles les plus manifestes du sentiment de puissance collective que peut faire naître en nous la maîtrise technique et le développement matériel . Elle en est l’acmé, les désillusions accourant depuis en masse, à mesure de la conscience universelle des menaces que notre développement fait peser sur notre planète ou des catastrophes qu’il met sous nos yeux.

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