Les impressionnistes et leurs successeurs, témoins de l’industrialisation de la France (1870 – 1914) – 2° partie

Cet article est la suite de celui publié le mois dernier. La première partie (à lire évidemment avant la seconde) montrait comment l’industrialisation en France avait abouti à créer sur le territoire de nouveaux paysages entièrement créés de main d’homme et présentait quelques activités manuelles réalisées en plein air, donc facilement observables par des peintres ou des dessinateurs travaillant sur le motif.

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Les impressionnistes et leurs successeurs, témoins de l’industrialisation de la France (1870 – 1914) – 1° partie

Au musée des Beaux Arts de Caen se tenait une exposition que j’avais prévu de voir début novembre quand le rideau du deuxième confinement s’est abaissé sur le monde de la culture, m’en interdisant l’accès. Aussi, c’est seulement à partir de son catalogue « Les villes ardentes. Art, travail, révolte. 1870 – 1914 » que j’ai pu la visiter. Une expérience moins sensuelle évidemment qu’un contact direct avec les œuvres, mais une source très riche pour rendre compte, par l’art de cette époque, du mouvement d’industrialisation qui agitait alors la France.

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Le tambour chamanique Sami, une représentation de la place des hommes dans le monde

Cet article [1] vient compléter celui que j’ai publié en mai dernier : Vivre et travailler dans des climats extrêmes : l’exemple Lapon. Il explore plus avant la manière dont le profond respect de la nature éprouvé par les anciens Samis dans leur vie et leur travail s’est à la fois manifesté dans leur conception du monde et en même temps appuyé sur elle, en utilisant les portraits qu’en dressaient les tambours chamaniques.

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Le Greco : c’est dans la valeur donnée à l’œuvre que se reconnait le travail

Le Greco est essentiellement connu pour ses peintures religieuses ou ses portraits. Il est donc bien difficile, quand on tient un bloc-notes culturel sur le travail et qu’on est un grand admirateur de l’art passionné du Crétois [1], d’y glisser une de ses œuvres. Quel dommage ! Mais heureusement, grâce à la rétrospective que lui a consacrée le Grand Palais l'hiver dernier [2] et à quelques recherches complémentaires, j’ai pu découvrir trois tableaux qui pouvaient trouver légitimement place dans mon blogue. Les voici, accompagnés de quelques commentaires ou analyses.

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Toulouse-Lautrec et les maisons closes

Si Toulouse-Lautrec n’est pas le premier à peindre des prostituées [1], il est en revanche le premier à leur avoir consacré une part significative de son œuvre. Mais que laisse-t-il entrevoir ainsi de leur métier ? Quel regard porte t’il sur elles et sur lui ? A quoi a t-il été sensible ? Finalement, peut-on dire qu’il rend compte d’un travail ?

Commençons cette enquête par la couverture d’Elles, un album de lithographies qu’il a consacré à cet univers féminin [2].

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Le monde inversé : l'homme de trait tirant une charrette conduite par un âne

Dans le sud de la France, il subsiste des traces d’une peinture privée, ignorée de l’histoire de l’art, qui remonte à la fin du moyen-âge [1]. Ces œuvres décoraient les maisons bourgeoises ou les tavernes. Elles sont rassemblées sous le terme générique de « plafonds peints », car c’est en étant placé aux cimes des habitations que certaines ont pu échapper aux rénovations ou aux destructions.

Elles abordent des thèmes souvent inconnus ailleurs. Les figures grotesques, le jeu ou la dérision notamment y avaient droit de cité [2]. En voici un bel exemple sonore :

Bouffatière 1
Evocation d’une bouffatière
Bouffatière 2
Plafond du Château du Capestang (vers 1450)

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Peindre le travail et la reconstruction. Les Constructeurs de Fernand Léger

Dans mon bloc-notes, je publie fréquemment des analyses d’œuvres picturales vues sous le prisme du travail. Avec son aimable autorisation et celle de l'Anact, ce mois-ci, je publie celle qu’a produite Michel Parlier [1] dans le numéro 9 de La revue des conditions de travail (septembre 2019). J’avais moi-même utilisé cette œuvre, au côté d’autres, dans Le travail contre nature pour montrer les multiples facettes sous lesquelles le travail peut être regardé, compris, exprimé. Mais l’analyse de Michel est beaucoup plus fouillée que la mienne à l’époque !

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Le travail est une fiction – Illustration par l’art soviétique

Dès qu’on le précède de l’article défini, travail devient une idée qui se prête à toutes les plasticités car c’est une idée océanique. Pour lui donner un contenu, chacun peut y glisser son expérience personnelle de la chose, les témoignages de proches, les ouï dire, ses valeurs, ses fantasmes, ses convictions, ses peurs, ses espoirs… Dés qu’on la met en commun, il n’existe aucun travail qui lui ressemble.

Bien que nominaliste, je ne souhaite pas ici réactualiser la querelle des universaux [1] qui a passionné les philosophes du moyen âge. Je voudrais plus simplement montrer comment le travail peut devenir une pure idée politique, en m’appuyant sur la manière dont les artistes ont pu en faire l’éloge dans le pays qui voulait être sa patrie. Je m’appuierai pour cela sur « Rouge », la magnifique exposition organisée par le Grand Palais [2] sur l’art soviétique qui a prévalu de la révolution d’Octobre (1917) jusqu'à la mort de Staline (1953).

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L’homme à la croisée des chemins, Diego Rivera, 1934

El_hombre_en_el_cruce_de_caminos._Diego_Rivera
L’homme contrôleur de l’univers ou l’homme à la croisée des chemins, Diego Rivera

Diego Rivera a réalisé cette fresque sur un mur intérieur du Palais des Beaux-arts de Mexico. D'un point de vue esthétique, bien que s’y manifeste son art de la composition, du dessin et d'équilibre des couleurs, ce n’est pas sa plus grande réussite ; elle est trop symbolique et lourde d’intention pour cela. Mais elle est intéressante car elle plaçait l’homme du XX° siècle devant une double interrogation qui reste la nôtre : jusqu'où ira l’homme dans sa maîtrise de la nature ? Avec quel système socio-économique ?, mais les alternatives et les réponses disponibles pour l'homme du XXI° ont bien changé.

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