Le travail, une notion anthropologique et culturelle ["Le travail contre nature"]

Depuis le XIX° siècle, les paléontologues sont à la recherche de l’origine de l’homme. Pour mener à bien cette quête, ils affrontent simultanément deux difficultés. La première pourrait sembler la plus redoutable. Il leur faut en effet trouver, sur toutes les terres émergées et sur une longue échelle de temps, des traces matérielles de ces « hommes », c'est-à-dire des squelettes et des crânes, si possible entourés de restes (des outils, des objets, des peintures ou des gravures, des graines, des os d’animaux, etc.) permettant de connaître le contexte immédiat de leur vie. Mais, c’est la deuxième qui va nous intéresser, car elle croise notre objet. Partant d’une espèce connue, l’homme moderne, ils doivent remonter le temps. Ils voient ainsi progressivement disparaître ou s’atténuer des caractères distinctifs de cet homme et se rapprocher des lignées voisines : les homo néanderthalis, d’abord, puis les australopithèques, enfin les paninés avec qui nous aurions un ancêtre commun vieux de sept millions d’années et qui donneront de leur côté les grands singes africains. Mais dans ce voyage à rebours, ils s’interrogent en permanence sur ce qui spécifie l’homme.

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Le "travail" est-il seulement un instrument de torture ? ["Le travail contre nature"]

Il n'est guère d'ouvrage sur le travail qui ne fasse, à un moment ou un autre, référence à l'étymologie du mot "travail" en français : ce serait un instrument de torture et seulement cela. Chacun colporte ainsi une représentation négative du travail, sûr de l'autorité apportée par une telle preuve, sans prendre soin de vérifier ses sources. Or, si le travail peut servir à torturer, ce n'est pas là son usage premier, qui est au contraire de protéger le travailleur.

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