L'usine pantomimée

J'ai découvert très récemment Étienne Decroux, ses recherches sur la pantomime et cette œuvre, qu'il a présentée en 1960 au Carnegie Hall à New York. Elle est sans parole, mais pleine d'observations fines et évocatrices des gestes et bruits industriels. 

 

« Dans notre art », disait-il, « le corps de l'homme est la matière, il faut que ce soit lui qui imite la pensée » (Étienne Decroux, Paroles sur le Mime, Librairie Théâtrale, 1963) . Est-ce que ce ne serait pas aussi le cas dans les usines ?

 


Le chant du styrène d’Alain Resnais

Ce mois-ci, je vous invite au cinéma pour vous faire découvrir un passionnant et intrigant court métrage sur la production industrielle. Il vous suffira d’ajouter un préfixe grec au complément de nom pour lever un coin du voile qui recouvre son titre énigmatique. En effet, le « polystyrène », composant de base de l’industrie plastique, est bien plus célèbre que son compagnon solitaire.

1-Chant-du-styrène-Bouquet-de-louches
Le chant du styrène - bouquet de louches (image 1)

On se revoit dans treize minutes, le temps qu’il vous faudra pour visionner ce film.

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Le travail créatif à Charlie Hebdo

Eux ne faisaient assaut, le crayon à la main, que d'humour irrévérencieux et sans tabou. Voici un émouvant souvenir, mis en ligne par le New York Times, de leur joyeuse équipe et de la manière dont ils créaient la Une de leur journal.

C'était en 2006...

Charlie Hebdo, Before the Massacre from The New York Times

A demain, pour marcher ensemble et soutenir ces biens si précieux et si rare que sont la liberté d'expression et la laïcité.

 


Courir en tout sens comme des lapins sans tête

Affiche Bird people
Pascale Ferran filme peu, mais juste. Elle vient de nous livrer une œuvre poétique sur le monde et le travail contemporain, Bird people (le peuple des oiseaux), que je vous conseille de courir voir avant qu’il ne sorte de la programmation.

Sur le monde d’aujourd’hui, deux scènes suffisent à le dire :

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Des chevaux et de la ferraille

En un titre et trois plans, Clio Barnard, l’auteure du film Le géant égoïste, qui sort en salle ces jours-ci, affirme son ambition : l’histoire locale qu’elle va nous conter est une fable sociale et écologique à portée universelle.

Ce titre, elle le reprend d’un conte d’Oscar Wilde dans lequel un géant interdit aux enfants de jouer dans son jardin. Elle le reprend, non pas pour désigner un personnage du film, mais pour la signification politique qu’il revêt à ses yeux : c’est un conte dit-elle « qui s'interroge sur le sombre destin d'une société qui choisit d'exclure ses enfants » (www.telerama.fr 17/12/2013).

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