Les Néandertaliens au travail ou comment combiner l'utilité et l'esthétique

 « Si vous regardez des outils de silex de Sapiens, contemporains [de ceux de Neandertalis], une fois que vous en avez vu dix, vous allez vous ennuyer pendant des années parce que les 100 000 suivants seront tous les mêmes. Ce qui n’existe pas chez Néandertal, c’est cette standardisation. Quand vous voyez un de ses produits finis, chaque objet est magnifique et unique, une création, un univers en soi (…) C’est révélateur d’un univers mental qui ne semble pas le même, d’une autre manière de s’inscrire au monde, de penser le monde »

Ludovic Slimak, chercheur au CNRS et spécialiste des sociétés néandertaliennes [1].

Voilà une déclaration tonitruante pour qui s’intéresse au travail contemporain et à la place envahissante et déterminante qui y a prise la standardisation. Est-ce que le bon Dieu qui voulait préserver sa création, ne se serait pas trompé en en confiant les clés à un couple de Sapiens plutôt qu’à des Néandertaliens ?

Le Musée de l’homme présente jusqu’au début de l’année prochaine une exposition sur l’homme de Néandertal, notre cousin à la si mauvaise réputation, en vue de le réhabiliter. Elle fait le point sur les connaissances aujourd’hui accumulées par l’archéologie et les sciences connexes et met en question les représentations négatives véhiculées à son sujet depuis le milieu du XIX° siècle qui en ont fait un homme primitif, plus proche de la bête que de nous qui sommes les seuls survivants du genre Homo [2] : « Neandertal est désormais reconnu par la communauté des préhistoriens comme le représentant d’une humanité à part entière (…) différent de nous, mais ni inférieur, ni supérieur » [3].

Les traces qu’il nous a laissées sont celles qui résistent le mieux au temps. C'est le cas de ses outils. En voici quelques uns, présentés dans l’exposition, qui permettent de comprendre qu’il n’était pas conduit dans son travail par la seule utilité mais qu’il l’accompagnait d’un vrai souci esthétique, visible aussi bien dans sa recherche des matières premières lithiques que dans le travail de taille lui-même :

Neandertal Racloirs jaspe et cristal
Racloir de La Chapelle-aux-Saints et biface racloir de l’Abri des merveilles à Sergeac

Ce qui surprend dans ces deux racloirs du Moustérien, c’est évidemment les matériaux dans lesquels ils ont été débités. Celui de gauche, trouvé en Corrèze, a été taillé à partir d’un jaspe aux belles nervures mordorées que l’artisan a su habilement mettre en valeur. Celui de droite, découvert en Dordogne, provient d’un cristal de roche dont le tailleur a flatté la transparence. Dans ces deux œuvres, la beauté de la matière est rehaussée par le travail de l’homme ; ce sont de simples outils du quotidien, dont la facture magnifie la seule utilité.

Neandertal Biface triangulaire
Biface triangulaire, Saint-Amand-les-Eaux

Le site de Saint-Amand-les-Eaux a livré des milliers de silex taillés. Il faudrait une patience d’ange pour les examiner un par un et vérifier la déclaration de Ludovic Slimak sur l’artisanat lithique néandertalien. Faisons lui confiance et regardons ce que cet exemplaire dit de son fabricant. La matière première est un banal silex gris, présenté sous ses deux faces. La taille lui a donné une forme triangulaire et lui permet de chatoyer sous la lumière en de multiples reflets. Cette forme géométrique et le geste assuré avec lequel elle a été produite est une signature d’humanité : les néandertaliens appartiennent au genre humain, le seul qui travaille, c'est-à-dire qui rompt avec la nature et joue avec elle.

Mais ces œuvres, aussi belles soient elles, donnent envie d’en savoir plus sur ces ouvriers anonymes. Comment remonter jusqu'à eux ? Pour donner vie aux groupes qui ont produit ces témoins matériels, il faut de l’imagination. Quand elle s’appuie sur les connaissances scientifiques les plus actuelles et qu’elle s’accompagne d’un véritable talent d’illustrateur, elle ne les trahit pas mais leur ajoute une sorte d’émotion, un supplément d'âme. C’est ce que fait depuis une vingtaine d’années un artiste Belge, Benoît Clarys. Il participe à des chantiers archéologiques et travaille en collaboration avec des chercheurs afin de rendre visible dans des musées, par ses aquarelles, la vie de nos ancêtres. En voici deux qui figurent dans l’exposition Néandertal et qui donne chair à notre cousin germain.

Neandertal Tailleur de pierre Clarys
Tailleur de pierre Levallois, Benoit Clarys, 2012

Le débitage « Levallois » apparait vers - 300 000 et se généralise pendant le paléolithique moyen. Il consiste à façonner une masse arrondie de silex que les préhistoriens appellent un nucléus, de telle sorte que son volume présente deux surfaces complémentaires, l’une destinée à la préparation, l’autre à la production des éclats. Il permet une grande variété de productions : des racloirs, des pointes ou des lames. C’est cette technique qu’utilise ici ce tailleur. Il tient dans sa main gauche le nucléus par sa partie convexe, qu’il percute de sa main droite avec un autre silex pour en détacher des éclats. Il les retouchera ensuite afin de leur donner les formes des outils qu’il a en vue.

Neandertal Chasse aux chevaux Clarys
Chasse aux chevaux, Benoit Clarys, 2005

On a longtemps cru que les néandertaliens étaient seulement carnivores. On sait maintenant que leur alimentation était beaucoup plus variée : ils consommaient de la viande qu’ils faisaient cuire, mais aussi des fruits, des plantes herbacées, des céréales sauvages ou des poissons d’eau douce. En matière de viande, ils préféraient les herbivores aux carnivores. On les voit ici à l’affût d’un troupeau de chevaux qui viennent s’abreuver dans les méandres d’une rivière. Ils tiennent à la main des lances en bois dont les pointes ont été effilées puis durcies au feu. Le chasseur du milieu esquisse un geste à l’attention de ses compagnons et semble leur parler. On ne sait évidemment rien de leur langue, mais l’hypothèse qu’ils en aient eu une, fondée sur leur anatomie et leurs comportements, a été récemment renforcée par la découverte dans leur patrimoine génétique du même gène qui chez nous est associé au langage. C’est évidemment cette hypothèse qui les rapproche le plus de l’homme moderne car le langage est à la fois le moyen d’une vie sociale sophistiquée et une ressource pour se transmettre des connaissances et des savoir-faire et pour organiser le travail, se le répartir et le réaliser.

 

[1] Déclaration tirée de l’article de Pierre Barthélémy intitulé « Neandertal, ce qu’il dit de nous », paru dans l’édition internet du Monde le 27/03/2018

[2] Homo neandertalis est apparu vers - 400 000 et a disparu il y a environ 30 000 ans. Sur cette longue période, on le retrouve en Europe et au moyen orient. Il a été le contemporain d’Homo sapiens qu’il a pu rencontrer lorsque ce dernier a migré d’Afrique vers l’Asie et l’Europe. La paléogénétique indique une stérilité des unions des hommes néandertaliens avec les femmes sapiens, mais un accouplement fécond des femmes néandertaliennes avec les hommes sapiens. Des gènes néandertaliens sont présents dans le génome des populations actuelles d’Eurasie et d’Afrique du nord (entre 1 et 4 % du matériel génétique) [catalogue de l’exposition Néandertal, p 144].

[3] Introduction du catalogue de l’exposition par les deux commissaires : Marylène Patou-Mathis et Pascal Depaepe, Gallimard, 2018


Le Futuroscope, l’île aux loisirs

L’association des auditeurs de l’INT est une association rassemblant des employeurs, des syndicalistes et des représentants de l’Etat – des directeurs du travail le plus souvent. Elle organise des visites d’entreprises et des rencontres avec leurs dirigeants et leurs représentants du personnel. Ces visites sont l’occasion d’un dialogue sur la stratégie de l’entreprise, sa situation économique et ses pratiques sociales. En février dernier, c’est dans ce cadre que nous avons été accueillis au Futuroscope par Dominique Hummel, Président du Directoire, la directrice des Ressources humaines et les élus CFDT et UNSA de l’entreprise [1]. En voici le compte-rendu.

Futuroscope vue aérienne du Parc

Un enfant de la décentralisation

Le Futuroscope est le produit de la rencontre d’une circonstance institutionnelle – la décentralisation – et d’un homme, René Monory. Avec les lois Deferre de 1982 et 1983, les Conseils généraux et régionaux ont obtenu une capacité d'action économique. René Monory, à l’époque Président du Conseil général de la Vienne, s'en est saisi et a choisi le tourisme comme levier de développement pour son département. Dominique Hummel trace le portrait du personnage : il n’avait qu’un CAP. C’était le patron d’un petit garage qui s’est ensuite engagé dans la politique en conservant le goût de l’économie. Il avait une vraie sensibilité à la prospective, entretenue par ses nombreux voyages. Il était ainsi stimulé par les expositions universelles, notamment celle d’Osaka qu’il avait visité en 1970. Alors que le futur n’appartenait pas à l’identité du territoire, il a maintenu ce thème contre vent et marée, en pensant qu’un lieu de loisir pouvait aussi avoir une vocation d’éducation populaire.

Sous son impulsion, la première pierre du Futuroscope a été posée en 1984 et le Parc a ouvert en 1987. Les pavillons ont été construits progressivement pendant les dix premières années, tirée par une demande toujours plus forte que l’offre.

Au démarrage, l’entreprise était sous la tutelle du Département qui en était à la fois le propriétaire et l’exploitant. Une première privatisation a eu lieu en mars 2000 avec la cession de l'exploitation au Groupe Amaury. Un déclin de la fréquentation du parc s’en est suivi qui a conduit à une deuxième privatisation avec la création en 2002 d’une société d’économie mixte dans laquelle le Conseil général de la Vienne détenait 70 % du capital. La Présidence du Directoire de la société a alors été confiée à Dominique Hummel et une restructuration a été engagée en 2002 et 2003. Elle a conduit au départ de 250 personnes sur les 687 qui étaient alors employées en CDI.

En même temps, la philosophie du Parc a évolué. Au départ, on y projetait des films argentiques documentaires en format Imax. L’image était d’une taille maximale, mais le catalogue très limité. Le Parc, en outre, ne pouvait pas conserver sa visée pédagogique initiale, ni la promesse de Monory d’y montrer les technologies de demain. Cette promesse en effet est vite devenue intenable : les entreprises qui innovent n’ont pas envie de montrer ce sur quoi elles travaillent et les innovations sont trop diverses et nombreuses. De plus, en France, le scepticisme vis-à-vis des technologies de demain est devenu très fort. Aussi plutôt que de poursuivre dans cette voie qui se révélait être une impasse, le Parc a intégré du spectacle vivant, des parcours, des attractions mécaniques… L’entreprise s’est alors demandée ce qu’elle pouvait faire du mot « futur » inscrit dans le marbre de son nom. Elle y a répondu en se disant que si demain faisait peur, il fallait parler d’après-demain et devenir les Jules Verne du XXI° siècle, sur une promesse d’espérance donc et non pas de catastrophe.

Futuroscope Pavillon Imax
Futuroscope – Pavillon de projection Imax - 9 février 2018

En 2011, la Compagnie des Alpes [2] a pris le contrôle de la Société du Parc du Futuroscope en devenant son principal actionnaire avec 45 % du capital, le Conseil départemental de la Vienne n’en détenant plus que 38 %. Depuis cette date, c’est donc elle qui gère le Parc.

Dominique Hummel va au premier avril de cette année quitter sa fonction de Président du Directoire pour en exercer d’autres au sein de la Compagnie des Alpes. Il va être remplacé au Futuroscope par son Directeur général adjoint, ce qui assurera une forme de continuité. De ces 15 ans passés dans une entreprise marquée par 12 ans de culture publique puis une crise, il a acquis une conviction : en matière de gouvernance, la participation du personnel dans les Conseils de surveillance n’est pas suffisante. Il faudrait aller plus loin dans la réflexion en assurant une représentation des actionnaires et des salariés, mais aussi des clients.

Une politique sociale greffée sur une variabilité quotidienne de l’activité

Futuroscope Rencontre 9 février 2018
Futuroscope - Rencontre avec ses acteurs du dialogue social – 9 février 2018

Le Futuroscope est soumis à une forte variabilité de son flux d’activité. Le Parc de loisir est en effet le plus souvent fermé de novembre à début février et lorsqu’il est ouvert, il peut accueillir 2000, 5000 ou 15 000 personnes selon les jours. A cette fluctuation de la fréquentation du public répond une variation des effectifs et des statuts d’emploi. Ceux-là peuvent aller d’un étiage à 350 personnes en Contrats à Durée Indéterminée en janvier à un pic autour de 1200 personnes en août ; l’entreprise employant à l’année 850 équivalents temps plein qui exercent environ 150 métiers différents. Les salariés non permanents sont recrutés en Contrats à Durée Déterminée ou en contrats de vacation. Les saisonniers et vacataires habitent à une heure autour du Parc. Ce sont majoritairement des étudiants. Les vacataires représentent à l’année 80 à 100 équivalents temps plein et signent des contrats qui peuvent parfois être d’une journée, voire de quelques heures. La DRH souligne que si la nature des contrats est précaire, les gens ne sont pas forcément en précarité. Ce sont parfois des choix de vie de personnes qui alternent activité professionnelle et passage par Pôle emploi. Certains d’ailleurs reviennent chaque année.

Cette activité permanente de recrutement et de contractualisation a conduit la DRH a internalisé les compétences d’une agence d’intérim. L’entreprise cherche à privilégier dans la mesure du possible les CDD plutôt que les vacations et à professionnaliser les saisonniers. Elle développe en ce sens des programmes avec Pôle Emploi. Les élus précisent de leur côté que leur action vise à donner aux CDD les mêmes droits qu’aux CDI et regrettent –tout en le comprenant – que ceux-ci ne se syndiquent pas. Ils avancent qu’ils ne sentent peut-être pas légitime pour parler au nom du personnel ? Ils disent également être attentifs à la régularité des investissements réalisée par l’entreprise car c’est un signe de bonne santé économique et un gage du maintien de l’attractivité du Parc et donc de l’emploi.

En matière de recrutement, la Directrice des RH indique que l’entreprise a à faire face à un besoin croissant de personnel en matière de sécurité, du fait du Plan Vigipirate, et à des difficultés pour trouver du personnel habilité car il y a pour ces embauches une forte concurrence des sociétés de gardiennage et de sécurité.

En matière de formation, l’entreprise dégage un budget important qui correspond à 3,5 % de sa masse salariale. Elle a identifié des familles de besoins de formation qui correspondent aux métiers fondamentaux du parc : l’accueil, la restauration, la maintenance et la sécurité. Elle a un projet de plateforme commune avec d’autres entreprises voisines du Futuroscope et milite pour la création d’un BTS orienté « Accueil client ».

L’entreprise organise aussi des formations liées aux attractions. Ainsi, en avril une nouvelle attraction sur la réalité virtuelle va être ouverte, or c’est un assemblage de technologies. Pour qu’elle soit un succès, il faut que le personnel sache bien accompagner le public dans les expériences virtuelles, d’où des formations à ce sujet, en amont de l’ouverture de l’attraction.

L’importance de cette fonction d’accueil et d’animation est mise en avant par le Président du Directoire, qui affirme sa conviction que le plaisir fait grandir. Il explique que la spécificité du Futuroscope parmi les Parcs de loisirs français, c’est que les adultes s’y sentent aussi bien que les enfants. Les gens viennent en famille ou entre amis. En tout cas, ils ne viennent jamais seuls. « On est une entreprise qui crée du lien » dit il. « Dans le parc, les gens font des expériences multiples et engrangent des souvenirs mémorables. Notre objectif est que le public soit accueilli avec empathie par le personnel », car un client « enchanté » revient ou recommande. Il signale que le parc est noté 9/10 sur la qualité de son accueil. Cela correspond à « des milliards de sourire ». Mais pour les obtenir conclut-il, il faut évidemment que le personnel ait de bonnes conditions de travail. C’est le cas par exemple à la restauration où les conditions sont meilleures que ce que l’on trouve aux alentours. Participe de ces conditions aussi, le fait que le personnel tourne tous les trois ou quatre mois dans les différents pavillons, ce qui évite la monotonie ou l’ennui. Un baromètre social a été mis en place et ses résultats sont suivis régulièrement avec les représentants du personnel.

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Cet article sera publié en janvier 2019 dans le numéro 28 de 3D, la revue de l’Association des Auditeurs de l’INTEFP.

 

[1] L’intersyndicale fonctionne bien entre la CFDT et l’UNSA. Sud n’a pas voulu participer aux échanges.

[2] La Compagnie des Alpes est la première société mondiale de remontée mécanique. Elle possède également le Parc Astérix et le Musée Grévin à Paris, mais le Futuroscope reste sa plus grande entreprise.


Le voyage en Égypte ancienne, antidote contre l’obsolescence programmée

Pendant les quelques jours passés au Caire, en mars dernier, que j’ai consacrés à admirer les œuvres que nous y a laissées l’Egypte ancienne, j’ai été à nouveau saisi, comme je l’avais été lors d’un voyage précédent à Louqsor, par le contraste entre leur désir d’éternité et notre adoration de l’éphémère. C’est sans doute là que peut le mieux s’appliquer la distinction que proposait Hannah Arendt dans Condition de l’homme moderne [1], entre d’un côté l’œuvre (faber), l’activité par laquelle nous fabriquons nos objets durables et de l’autre le travail (labor), qui est celle qui permet de nourrir le processus biologique de l’homme et ne laisse rien derrière lui. Nous ne serions ainsi que de pauvres travailleurs et les Egyptiens de l’antiquité, des ouvriers.

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Les gens du rail racontent leur travail

Pendant deux mois, la coopérative DireLeTravail va publier tous les jours, sur son site et sur Médiapart, un récit de travail de cheminots. Je participe à cette initiative, à la fois pour collecter des narrations de travailleurs du rail et pour les mettre en récit, mais au-delà pour que le travail sorte du champ privé et secret dans lequel on le place trop souvent et vienne en pleine lumière dans le débat public, pour éclairer les citoyens sur les enjeux qu’il recèle, politiques, sociaux et écologiques.

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Jean-François Millet ou la poésie du geste

Jean-François Millet pourrait être le Saint patron des ergonomes ou figurer sur leur blason s’ils en avaient un. Il n’est pas de peintre en effet qui ait porté autant d’attention aux gestes et aux efforts de l’homme au travail, en même temps qu’aux effets qu’ils produisent sur lui. C’est ce que les œuvres reproduites dans cet article montrent à l’envie.

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Venez emprunter un livre vivant !

C’est ce que proposent la Bibliothèque Publique d’Information du centre Beaubourg et la coopérative Dire le travail le samedi 14 avril après-midi, dans le fil de la sortie de Vous faites quoi dans la vie ?

La bibliothèque vivante vous offre un moment de partage convivial avec des personnes que vous n'auriez pas eu l'occasion de rencontrer. Pendant vingt minutes, vous pourrez emprunter un livre vivant (avocat, policier, sophrologue, photographe, agriculteur etc.) pour écouter une histoire singulière, découvrir une activité professionnelle, échanger sur le travail, poser vos questions et peut-être faire tomber quelques idées reçues sur certains métiers.

Dans une bibliothèque vivante, les livres sont des personnes qui racontent une facette de leur vie, leur expérience professionnelle, leur métier, leur engagement... Les livres vivants vous proposent leur récit, mais à l’inverse d’un livre traditionnel, vous pouvez établir un dialogue avec eux et leur poser vos questions.

Chaque livre vivant peut être emprunté pour une durée de 20 minutes.

Le catalogue des livres vivants sera présenté à l'entrée du niveau 2 du Centre Beaubourg le jour de la rencontre. Les bibliothécaires pourront vous aider à faire votre choix.

Pour vous inscrire (c’est gratuit) : cliquer ici


Vous faites quoi dans la vie ?

Le 21 mars dernier, Vous faites quoi dans la vie ?, le livre réalisé par la coopérative Dire le travail, s’est vu décerné le Prix du Meilleur ouvrage sur le monde du travail par un jury présidé par Jean Auroux, Ministre de François Mitterrand, le signataire des lois de 1982 qui ont ouvert de nouveaux droits aux travailleurs.

Vous faites quoi dans la vie - couverture

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Le métier du trader, entre virtualité et réel

Il est nombre de métiers contemporains dont l’image faillit à rendre compte, car trop de choses lui sont invisibles. La bande dessinée, elle, échappe à cette fatalité comme le montre Hedge Fund [1] à propos du travail du trédeur [2]. L’un de ses auteurs, Philippe Sabbah [3], est un praticien expérimenté de la finance. Elle va me servir de support à une réflexion sur cette activité emblématique du capitalisme contemporain.

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Des formations communes pour développer la culture du dialogue social en France

Si la loi Travail prise comme un ensemble a fait l’objet de positions syndicales divergentes, allant de l’accord à l’opposition radicale, il est un article qui lui n’a fait l’objet d’aucune contestation : l’article 33 qui incite au développement de formations communes entre employeurs et salariés ou entre leurs représentants, afin d’« améliorer les pratiques du dialogue social dans les entreprises ».

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